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Le guide du vendeur : vendre son bateau d'occasion

Le guide du vendeur : vendre son bateau d'occasion

Décoration

Vendre un bateau, c'est rarement aussi simple qu'on l'imagine. Entre l'estimation du prix, la préparation du bateau, les visites, la négociation, l'expertise et les formalités administratives, le parcours est long et semé d'embûches pour qui s'y aventure sans méthode. Pourtant, avec la bonne approche et les bons réflexes, une vente de bateau peut se conclure dans de bonnes conditions, au bon prix et dans un délai raisonnable. Ce guide vous donne toutes les clés.

Ce que dit le marché en 2026

Avant de fixer votre prix et de rédiger votre annonce, il faut comprendre dans quel contexte vous vendez. Le marché du bateau d'occasion en France est structurellement solide : environ 60 000 transactions sont enregistrées chaque année, quelles que soient les conditions économiques. En 2025, ce sont 11 727 voiliers et 48 295 bateaux à moteur qui ont changé de main, selon la Fédération des Industries Nautiques.

Bonne nouvelle pour les vendeurs : les prix se sont stabilisés après plusieurs années de baisse post-Covid. Moins bonne nouvelle : les délais de vente s'allongent. Le nombre de bateaux disponibles sur le marché a augmenté, ce qui donne davantage de choix aux acheteurs et les rend plus sélectifs. En 2025, le délai moyen entre la mise en vente et la signature définitive est de 5,4 mois. Un bateau mal positionné ou mal présenté peut rester en vente 12 à 18 mois sans aboutir.

La conclusion à en tirer est simple : le temps où il suffisait de mettre une annonce en ligne pour recevoir des appels est révolu. En 2026, vendre un bateau demande une vraie stratégie.

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La première décision : vendre seul ou passer par un courtier ?

Aquila 70 Luxury

C'est le premier choix à faire, et il conditionne tout le reste. Les deux options ont leurs mérites, mais elles ne s'adressent pas aux mêmes profils ni aux mêmes bateaux.

Vendre en direct entre particuliers

Vendre son bateau soi-même permet d'économiser la commission du courtier, qui se situe généralement entre 6 et 10% du prix de vente. Sur un bateau à 80 000 €, c'est une économie potentielle de 5 000 à 8 000 €.

En revanche, vous prenez en charge l'intégralité du travail : rédaction et diffusion de l'annonce, gestion des appels et des contacts non qualifiés, organisation des visites, rédaction des actes, gestion des formalités administratives et sécurisation du paiement. Pour quelqu'un qui n'a jamais vendu de bateau, ces démarches sont chronophages et comportent des risques réels, notamment sur la partie juridique et le sécurisation des fonds.

Passer par un courtier professionnel

Un courtier prend en charge la totalité du processus. Mais au-delà du confort qu'il apporte, sa vraie valeur ajoutée est souvent ailleurs. Un courtier actif dispose d'une base d'acheteurs qualifiés, diffuse les annonces sur des plateformes internationales, et sait calibrer un prix de vente cohérent avec les transactions réelles du marché — pas avec les prix affichés, qui sont souvent éloignés des prix réellement signés.

Pour un bateau dont la valeur dépasse 40 000 à 50 000 €, le recours à un courtier est généralement rentable : le gain de temps, la réduction du délai de vente et la sécurité juridique compensent la commission.

Estimer le juste prix : l'étape la plus critique

deux bateaux similaires côte à côte pour comparaison de prix

C'est l'étape qui fait ou défait une vente. Le prix est le premier filtre utilisé par les acheteurs pour trier les annonces. Un bateau surévalué ne génèrera pas de visites — et sans visites, pas de vente.

Comprendre la décote du marché de l'occasion

La première réalité à accepter est que votre bateau vaut moins que ce que vous l'avez payé. C'est la règle universelle du marché de l'occasion, quel que soit le secteur. La décote nautique est influencée par plusieurs facteurs : l'âge du bateau, l'évolution des modèles, les coûts d'entretien que l'acheteur devra assumer, et la commission du courtier que vous avez intégrée ou non dans votre prix.

Un propriétaire qui a payé 120 000 € son voilier il y a dix ans et qui l'a bien entretenu ne peut pas espérer le revendre à ce prix. Il doit partir des prix de marché actuels pour des bateaux comparables, pas de son prix d'achat.

Les facteurs qui déterminent la valeur

Plusieurs éléments objectifs font monter ou descendre la valeur d'un bateau d'occasion :

La marque et le modèle ont un impact majeur. Certaines marques conservent mieux leur cote que d'autres parce qu'elles sont plus demandées, plus répandues, ou réputées pour leur fiabilité. Un Amel, un Bénéteau Océanis ou un Jeanneau Sun Odyssey se revendra toujours plus facilement qu'une marque confidentielle.

L'état général et le niveau d'équipement sont déterminants. Un bateau livré avec des voiles récentes, un pilote automatique fiable, un GPS chartplotter récent et un moteur révisé se distingue nettement sur le marché par rapport à un bateau équivalent sans entretien documenté.

La traçabilité de l'entretien est souvent sous-estimée par les vendeurs. Les acheteurs sérieux demandent systématiquement les factures d'entretien, les relevés d'heures moteur, les rapports d'expertise précédents. Un dossier complet et bien tenu rassure et valorise objectivement le bien.

La localisation géographique joue également un rôle. Un bateau situé dans un grand port de plaisance en Bretagne sud ou en Méditerranée sera exposé à un bassin d'acheteurs potentiels bien plus large qu'un bateau dans un port confidentiel.

Comment calibrer votre prix concrètement

Consultez les annonces actuelles pour des bateaux identiques ou très proches sur les principales plateformes. Notez les fourchettes de prix affichés, mais gardez à l'esprit qu'une décote de 5 à 15% entre prix affiché et prix signé est parfaitement courante.

Si vous passez par un courtier, son estimation repose sur des données concrètes : transactions récentes sur des bateaux similaires, niveaux de prix du marché en temps réel, connaissance des acheteurs actifs dans votre segment. C'est une information beaucoup plus fiable que les cotes publiées sur internet.

La stratégie qui consiste à afficher volontairement un prix élevé en espérant négocier fortement est contre-productive sur ce marché. Un bateau hors marché ne génère tout simplement pas de contacts. Les acheteurs bien informés — et ils le sont de plus en plus — passent au suivant sans même prendre contact.

Préparer son bateau pour séduire les acheteurs

bateau impeccablement présenté, propre et bien rangé dans un port

Sur un marché avec un grand nombre de bateaux disponibles, les petits détails font la différence. Un bateau bien présenté se vend plus vite et mieux — pas parce qu'il est objectivement meilleur, mais parce qu'il donne confiance et réduit les objections de l'acheteur.

La présentation physique du bateau

La règle d'or est simple : votre bateau doit être dans l'état dans lequel vous accepteriez de l'acheter. Cela suppose un minimum d'investissement, mais il est presque toujours rentable.

Extérieur : carène propre avec antifouling récent, pont nettoyé, teck traité ou décapé, filières et haubans sans traces de rouille, cockpit rangé. Le bateau doit être à flot si possible : les photos et visites d'un bateau à l'eau sont systématiquement plus convaincantes qu'un bateau sur bers dans un chantier.

Intérieur : habitacle aéré et sans odeur d'humidité, rangements ordonnés, WC propres, cuisine en état de fonctionner. Sortez tout ce qui encombre inutilement : équipements personnels, vêtements, objets sans rapport avec le bateau.

Technique : faites les petites interventions peu coûteuses qui peuvent bloquer un acheteur — une ampoule de navigation grillée, une pompe de cale qui clignote, un winch qui saute. Ce sont des détails, mais ils donnent l'impression que le bateau est mal entretenu et justifient des demandes de baisse de prix.

Un nettoyage professionnel complet représente un investissement de 500 à 1 500 € selon la taille du bateau. Il peut vous faire gagner plusieurs fois cette somme sur le prix final négocié.

Transparence sur les défauts

Mentionner les défauts dans l'annonce et lors des visites n'est pas un aveu de faiblesse. C'est au contraire une marque de professionnalisme qui renforce la confiance des acheteurs. Un défaut découvert lors de la visite ou de l'expertise, qui n'avait pas été mentionné, est un motif systématique de renégociation à la baisse et parfois d'abandon de la vente. Un défaut annoncé d'emblée, avec éventuellement un devis de réparation à l'appui, est une information intégrée par l'acheteur dès le départ — il n'y a plus de mauvaise surprise.

Constituer un dossier de vente solide

Un dossier de vente complet est un outil de valorisation puissant. Plus vous fournissez d'informations objectives sur votre bateau, plus vous mettez les acheteurs en confiance et plus vous réduisez leurs motifs de négociation.

Les documents à rassembler dès le départ

  • Certificat d'enregistrement du navire en cours de validité
  • Factures d'achat du bateau et des équipements principaux
  • Factures d'entretien moteur, de voilerie, de gréement, d'électronique
  • Relevés de travaux réalisés ces dernières années
  • Carnets de bord si disponibles
  • Rapports d'expertises précédents s'ils existent
  • Tableau d'amortissement du contrat LOA si applicable
  • Certificats des équipements de sécurité (radeau, balise EPIRB, gilets)
  • Déclaration de Conformité CE pour les bateaux construits après 1998

Le mot du propriétaire : un outil sous-estimé

Une description personnelle de votre expérience avec le bateau est un élément qui fait réellement la différence dans une annonce. Les acheteurs ne cherchent pas uniquement des caractéristiques techniques — ils veulent savoir comment le bateau a été utilisé, par qui, dans quelles conditions. Un texte de 8 à 10 lignes qui raconte l'histoire du bateau, les zones de navigation, les entretiens réalisés et les raisons de la vente humanise l'annonce et crée une connexion émotionnelle avec l'acheteur potentiel.

Rédiger une annonce qui génère des visites

documents bien organisés, factures et carnets de bord

Une bonne annonce n'est pas une liste de caractéristiques techniques. C'est un argumentaire de vente structuré, illustré, honnête et complet.

Les photos : votre premier argument de vente

Les annonces les plus consultées sont celles où le bateau est présenté en navigation ou au mouillage par beau temps. Une seule belle photo du bateau sous voiles dans un décor agréable peut tripler le nombre de contacts. Investissez du temps et, si possible, faites appel à un photographe ou à quelqu'un qui maîtrise la photo nautique.

Prévoyez entre 25 et 40 photos pour couvrir l'intégralité du bateau : extérieur sous tous les angles, pont, cockpit, intérieur (carré, cabines, cuisine, sanitaires), moteur, tableaux de bord, équipements remarquables, voiles et gréement.

La rédaction de l'annonce

Commencez par un titre efficace qui inclut le modèle, l'année et un argument fort. Évitez les titres génériques du type "voilier à vendre" — personne ne le lit. Préférez : "Bénéteau Océanis 43 DS 2014 — Très bon état, voiles récentes, prêt à naviguer".

La description doit aller à l'essentiel : état général, entretiens récents, équipements notables, points forts du bateau, programme de navigation adapté. Soyez précis sur les éléments valorisants (moteur révisé en 2024, pack électronique récent, carène refaite...) et transparent sur les éléments à surveiller.

Où diffuser votre annonce ?

Si vous vendez en direct, les plateformes incontournables en France sont Le Boat, Nautia et Boat24. Pour toucher une clientèle internationale — qui représente environ 30% des acheteurs sur le marché français — YachtWorld et les sites anglo-saxons sont indispensables. Un courtier actif diffuse simultanément sur l'ensemble de ces plateformes, en français et en anglais.

Le mandat de vente : exclusif ou non exclusif ?

Si vous passez par un courtier, le mandat de vente définit la relation entre vous et lui. Il précise le prix de vente, la commission, la durée de l'engagement et les conditions de résiliation. Deux types de mandats existent.

Le mandat non exclusif

Il vous laisse libre de vendre votre bateau vous-même ou via d'autres professionnels en parallèle. En apparence attractif, ce type de mandat est en réalité rarement dans votre intérêt.

Lorsqu'un même bateau est proposé par plusieurs courtiers et par le propriétaire lui-même, les acheteurs le voient apparaître plusieurs fois sur les mêmes sites, souvent à des prix légèrement différents. Cela crée de la confusion, réduit la perception de valeur du bateau et décourage les acheteurs étrangers — habitués à travailler avec un agent unique — qui y voient un signe de désorganisation ou de désespération de vente.

Le mandat exclusif

Il confie la vente à un seul courtier pour une durée déterminée, généralement 12 mois. C'est la formule qui donne les meilleurs résultats. Le courtier exclusif investit davantage dans la mise en marché du bateau : photos professionnelles, mise en avant des annonces, démarchage actif de sa base d'acheteurs. Il est pleinement mobilisé parce qu'il est assuré d'être rémunéré si la vente aboutit.

Le mandat exclusif crée également un effet de rareté vertueux. Un bateau proposé par un seul intermédiaire sérieux, avec un dossier complet et une communication cohérente, inspire confiance et suscite davantage l'intérêt que le même bateau visible sur six annonces différentes avec des photos inégales.

Gérer les visites et les essais en mer

courtier faisant visiter un voilier à des acheteurs potentiels

La visite est le moment de vérité. C'est là que l'acheteur passe du stade de la curiosité à celui de la décision. Quelques principes à retenir.

Votre rôle lors de la première visite

La première visite se déroule idéalement sans votre présence à bord. Ce n'est pas une marque de désintérêt — c'est simplement la pratique qui donne les meilleurs résultats. Un acheteur s'exprime beaucoup plus librement sur ce qu'il pense du bateau, sur les points qui l'inquiètent et sur le prix qu'il envisage, en présence d'un intermédiaire neutre qu'en face du propriétaire qui a passé des années sur ce bateau.

La deuxième visite est différente. C'est le bon moment pour rencontrer l'acheteur, lui raconter l'histoire du bateau, partager votre expérience de navigation, répondre à ses questions techniques. Ce contact humain entre propriétaire et acheteur potentiel crée souvent le déclic final qui fait basculer la décision.

Les essais en mer

L'essai en mer peut être demandé avant la signature du compromis ou dans le cadre de l'expertise. Dans le premier cas, un accord verbal sur le prix est généralement requis au préalable — il n'est pas raisonnable de mobiliser tout le monde pour un essai si le niveau de prix n'est pas acceptable.

Pendant la période de mise en vente, vous restez libre d'utiliser et de naviguer sur votre bateau. Il vous suffit de tenir informé votre courtier de vos périodes d'indisponibilité pour qu'il puisse organiser les visites en conséquence.

Recevoir une offre et signer le compromis

 poignée de main après accord, documents sur une table

L'offre d'achat

Lorsqu'un acheteur formule une offre, trois situations se présentent. Il accepte votre prix affiché, auquel cas on passe directement à la signature du compromis. Il propose un prix inférieur, auquel cas l'offre vous est soumise par écrit pour que vous puissiez l'accepter, la refuser ou formuler une contre-proposition.

Accepter une offre inférieure à votre prix est souvent difficile émotionnellement. Le prix net que vous récupérez semble toujours trop bas par rapport à ce que vous avez payé. Mais rappelez-vous que chaque mois supplémentaire en vente représente des frais de port, d'assurance et d'entretien qui continuent de courir. Un accord aujourd'hui à un prix raisonnable vaut souvent mieux qu'une attente de six mois pour quelques milliers d'euros supplémentaires.

Le compromis de vente

Une fois l'accord trouvé, le compromis est signé. Ce document doit préciser :

  • L'identification complète des deux parties
  • La description précise du bateau et son inventaire détaillé — tout ce qui y figure sera livré avec le bateau, rien de plus, rien de moins
  • Le prix de vente convenu et l'acompte versé par l'acheteur (généralement 10% du prix)
  • Le délai de réalisation de la vente, en principe 30 jours
  • Les conditions suspensives : résultat de l'expertise et, le cas échéant, accord de financement de l'acheteur
  • Les conditions particulières éventuelles : travaux que vous vous engagez à réaliser avant la livraison, ou disposition spécifique sur un équipement

L'acompte est versé sur un compte bancaire dédié de la société de courtage, distinct du compte courant. Ce mécanisme protège à la fois l'acheteur et vous-même jusqu'à la conclusion définitive.

L'expertise : ce qu'elle implique pour vous

 expert maritime inspectant une carène lors d'une sortie d'eau

L'expertise est mandatée et financée par l'acheteur. C'est lui qui choisit son expert, organise la sortie d'eau si nécessaire et paie l'ensemble des frais. De votre côté, le bateau doit être accessible et disponible dès la signature du compromis.

Ce que vous devez savoir sur les suites possibles

Si l'expertise ne révèle aucun défaut majeur, la vente suit son cours normalement. Si elle identifie des équipements défectueux ou ne fonctionnant pas conformément à l'inventaire, une discussion peut s'engager entre vous et l'acheteur, avec le courtier ou l'expert comme arbitre.

Si l'expertise révèle un défaut grave remettant en cause la navigabilité du bateau, la vente peut être annulée et l'acompte remboursé à l'acheteur. Les frais d'expertise et de manutention restent à sa charge dans tous les cas.

Les défauts mineurs inhérents à la nature d'un bateau d'occasion, qui ne remettent pas en cause sa capacité à naviguer normalement, ne peuvent pas justifier l'annulation de la vente ni une réduction du prix convenu.

La meilleure façon de passer l'expertise sans encombre est d'avoir été transparent dès le départ sur l'état de votre bateau. Un vendeur honnête sur les points faibles de son bateau en amont évite les mauvaises surprises au moment de l'expertise et préserve la confiance dans la relation acheteur-vendeur.

La LOA : ce que vous devez savoir si votre bateau est financé

Si votre bateau est encore sous contrat de Location avec Option d'Achat, la vente implique quelques mécanismes spécifiques à bien comprendre.

Ce que vous récupérez réellement

Quelle que soit la solution de financement retenue par l'acheteur (reprise de la LOA, nouveau contrat LOA ou paiement comptant), le calcul du montant que vous récupérez est toujours le même : vous percevez la différence entre le prix net vendeur (prix de vente moins commission du courtier) et la valeur résiduelle de votre contrat, c'est-à-dire le montant de l'option d'achat TTC au jour de la vente.

Exemple concret : vous vendez votre bateau à 194 000 € net vendeur. La valeur résiduelle de votre LOA au jour de la vente est de 93 567 €. Dans tous les cas de figure, vous récupérez 194 000 - 93 567 = 100 433 €.

Il n'y a donc aucun avantage particulier à orienter l'acheteur vers l'une ou l'autre des solutions de financement : le résultat pour vous est identique.

Le cas où l'option d'achat dépasse le prix de vente

Si vous avez financé votre bateau avec un apport très faible sur une longue durée et que vous le revendez dans les cinq premières années, il est possible que la valeur résiduelle de votre LOA soit supérieure au prix de vente. Dans ce cas, vous devrez compenser cette différence en la versant à la société de leasing. C'est une situation difficile, mais elle peut être anticipée : consultez votre tableau d'amortissement avant de vous engager sur un prix de vente.

La livraison et le paiement

remise des clés au nouveau propriétaire, ponton par beau temps

La livraison n'intervient qu'une fois toutes les conditions suspensives levées. Le paiement intégral doit être reçu sur le compte de la société de courtage avant la remise des clés — pas de remise des clés contre promesse de virement, pas de chèque de banque pour un acheteur étranger.

Si votre bateau est hypothéqué (crédit en cours), la banque créancière sera remboursée en priorité sur le produit de la vente, et vous percevrez le solde. C'est le courtier qui gère cette séquence et vous garantit que la transaction se déroule dans les règles.

Les provisions éventuelles

Dans certaines situations, une partie du prix de vente peut être temporairement retenue sur le compte du courtier — typiquement lorsque le bateau est livré au sec en hivernage avant sa mise à l'eau, ou lorsqu'un équipement listé à l'inventaire ne fonctionne pas le jour de la livraison. Cette provision vous est reversée dès que la situation est régularisée.

Les formalités administratives

Depuis la réforme de janvier 2022, les formalités de mutation de propriété ont été simplifiées et centralisées. Les Douanes ont quitté le circuit : c'est désormais une seule administration, la DML/DDTM, qui gère l'enregistrement des bateaux de plaisance. L'ancien acte de francisation a été remplacé par le Certificat d'Enregistrement d'un Navire de Plaisance.

Si vous vendez à un acheteur français, le dossier de mutation est envoyé au bureau DML/DDTM compétent selon le port d'enregistrement de votre bateau. Le délai est de 15 jours en moyenne.

Si votre acheteur est ressortissant d'un pays de l'Union Européenne, la radiation du pavillon français est effectuée. Depuis 2022, les documents qui servent à attester du paiement de la TVA auprès de son administration nationale sont la copie du certificat d'enregistrement, la copie de la radiation du pavillon et l'état hypothécaire.

Pour une vente hors Union Européenne, un transitaire en douanes est nécessaire pour établir la déclaration d'exportation. Ce prestataire gère généralement en même temps la radiation du pavillon français.

FAQ — Les questions que vous vous posez en tant que vendeur

La fin d'été et le début d'automne, entre août et octobre, sont souvent les meilleures périodes pour mettre un bateau en vente. Les acheteurs anticipent la saison suivante, le stock de bateaux disponibles commence à se renouveler, et les vendeurs qui souhaitent éviter une nouvelle saison de frais sont plus nombreux. Le printemps est également actif, mais la concurrence y est plus forte.

Tout dépend du rapport coût-bénéfice. Les petites réparations peu coûteuses qui améliorent l'impression générale du bateau (petits équipements défectueux, nettoyage approfondi, peinture antidérapante abîmée) valent presque toujours la peine. En revanche, les grosses réparations (moteur neuf, voiles complètes, osmose...) sont rarement rentabilisées dans le prix de vente. Il vaut mieux dans ce cas les signaler et les chiffrer, et ajuster le prix en conséquence.

Oui, absolument. La mise en vente ne vous prive d'aucune liberté d'utilisation. Il vous suffit de tenir votre courtier informé de vos indisponibilités afin qu'il puisse organiser les visites sur les créneaux où le bateau est accessible.

Le délai moyen est de 5,4 mois en 2025, entre la mise en vente et la signature définitive. Ce délai varie considérablement selon le positionnement prix, la qualité de l'annonce et la demande pour votre type de bateau. Un bateau au juste prix, bien présenté et bien diffusé peut se vendre en quelques semaines. Un bateau surévalué peut rester en vente indéfiniment.

Oui, et c'est même fortement recommandé. Si la première visite se déroule idéalement sans vous pour laisser l'acheteur s'exprimer librement, la deuxième visite est le moment de créer un lien humain. Les propriétaires qui savent raconter leur bateau, partager leurs navigations et répondre avec passion aux questions techniques facilitent considérablement la décision d'achat. Un bateau n'est pas un objet anodin : l'histoire humaine qu'il porte est souvent un argument de vente décisif.

Commencez par analyser l'offre objectivement, indépendamment de votre attachement au bateau. Si l'offre est sérieuse et argumentée, elle mérite d'être considérée. Calculez concrètement ce que représente un refus : combien de mois supplémentaires de frais de port, d'assurance et d'entretien, et quelle est la probabilité d'obtenir une meilleure offre dans les semaines à venir ? Si votre bateau est affiché au bon prix et que vous avez peu de contacts, c'est souvent le signal que le marché vous dit quelque chose.

Si l'acheteur se rétracte sans motif prévu aux conditions suspensives du compromis, il perd son acompte. Cet acompte vous est normalement reversé, déduction faite des éventuels frais engagés.

Si votre bateau est en vente depuis plus de 3 mois sans visite ni contact sérieux, c'est presque toujours un problème de prix. Les ajustements de prix sont plus efficaces quand ils sont significatifs (5% minimum) plutôt qu'opérés par petites touches successives qui n'ont pas d'impact réel sur la perception du marché. Une baisse visible relance l'intérêt des acheteurs qui avaient peut-être mis votre bateau en favori en attendant.

Oui, absolument. Tant que le certificat d'enregistrement est à votre nom, vous êtes juridiquement responsable du bateau. Maintenez votre assurance active jusqu'au jour de la livraison. Si un incident survient lors d'une visite ou d'un essai en mer avant la vente définitive, c'est votre assurance qui est impliquée.

La vente d'un bateau entre particuliers n'est pas soumise à la TVA. En tant que particulier vendeur, vous n'avez pas à facturer de TVA sur le prix de vente. Si vous êtes une société assujettie à la TVA et que vous vendez un bateau inscrit à l'actif, des règles spécifiques s'appliquent — consultez votre comptable pour ce cas de figure. Il n'y a pas non plus d'impôt sur les plus-values pour un particulier vendant un bateau de plaisance en France.

Non. La vente d'un bateau d'occasion entre particuliers est conclue sans garantie légale pour l'acheteur. C'est précisément pour cette raison que l'expertise indépendante mandatée par l'acheteur est si importante : elle remplace en pratique la garantie absente. En revanche, vous ne pouvez pas dissimuler volontairement un vice caché que vous connaissez — cela vous exposerait à des recours juridiques.

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